jrident_photoshop

Les rendez-vous passés

60EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2004, cérémonie placée sous le signe de la réconciliation franco-allemande. Pour l'occasion, la veuve de Jean Rochet, Simone, remet à Lothar Freischlader, conseiller de l'Ambassade d'Allemagne à Paris, le képi de sous-lieutenant de son mari. Il est, depuis, exposé dans le hall d'accueil de l'ambassade.

jrkepi_photoshop
On rappelle aussi l'action décisive de la famille Frochot.
26___4_EXEMPLAIRES

61EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2005. L'invité d'honneur est le général François Meyer qui donne une conférence sur le thème du drame des harkis.

g_n_ral_Fran_ois_Meyer

62EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2006. On a choisi de présenter, dans la salle des fêtes de Magny-lès-Aubigny, une exposition artistique sur le thème de la guerre en général et de la fusillade Norges en particulier. Pour la première fois, les 12 tableaux du calvaire de Jean Rochet sont présentés.

190806

63EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2007. Pour le 63ème anniversaire de l’exécution de Marcel Béninger, Yves Barbier, Claude Leguyader et Jean Rochet dans le bois de Norges, ainsi que le sauvetage mené par les habitants de Savigny, nous nous sommes réunis à Magny-lès-Aubigny autour d’un buffet de l’amitié et de la Traction Avant de Patrick et Patricia Gaudillière. Il s'agissait d'évoquer le transfert de Jean Rochet et de ses trois compagnons de la rue du Docteur-Chaussier à Dijon jusqu'au Bois de Norges dans deux Traction Avant. On a aussi eu l'occasion d'écouter l'interview de M. Brocard, un des sauveteurs, par Jean Rochet lui-même dans les années 60.

64EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet :
- 19 août 2008 :
pour des raisons de santé, la cérémonie initialement prévue a été remplacée par un déjeuner amical et familial très réussi à la Maison Jean Rochet à Magny-lès-Aubigny.

65EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2009 : sympathique réunion avec, une fois encore, la visite de Patrick et Patricia Gaudillière dans une Traction 11 légère en tous points identique à celles qui ont servi au transport des condamnés de la Gestapo dijonnaise au Bois de Norges. Merci aux fidèles qui, chaque année, font le déplacement et merci aussi aux nouveaux !

11cvl2

66EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2010 : un jeudi très amical, toujours à la Maison Jean Rochet de Magny-les-Aubigny.

P1000993

P1000967

67EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2011 : les organisateurs habituels étant empêchés cette année, le rendez-vous traditionnel est remis au 19 août de l'an prochain…

68EME ANNIVERSAIRE DE LA FUSILLADE DU BOIS DE NORGES et du sauvetage de Jean Rochet : - 19 août 2012 : Vous pouvez noter le rendez-vous, une manifestation aura bien lieu. Elle se prépare dès à présent. Si vous voulez participer, n'hésitez pas à nous contacter.

Contact :
Jean-Michel ROCHET, tél. 06-13-57-28-70
16, rue de la Ferté-Gaucher, 77320 MEILLERAY.
17, rue du Tilleul, 21170 MAGNY-LES-AUBIGNY
.
jeanmichelrochet@aol.com (merci d'envoyer vos coordonnées si vous souhaitez être invité et connaître le programme).

carteFFI
Rappel des événements de 1944

Il était environ neuf heures du matin, ce samedi 19 août 1944 quand on a extrait les prisonniers de leurs cellules bétonnées de la rue du Docteur-Chaussier à Dijon. Embarqués à bord de deux tractions avant Citroën, les quatre condamnés étaient liés deux à deux par des menottes. Ils sont encadrés par huit agents de la Gestapo, Allemands, Tchécoslovaques et Français, tous sous les ordres du lieutenant Pfeiffer. Marcel Béninger est en compagnie d'Yves Barbier dans une voiture, Claude Leguyader et Jean Rochet sont dans celle conduite par le lieutenant Pfeiffer. Ils avaient tous les quatre été condamnés à mort par le commandant Ulf.

On traverse la ville à vive allure. Jean Rochet tente en vain d'attirer l'attention de quelques passants afin qu'on prévienne sa famille. Agacé, le lieutenant Pfeiffer actionne alors la manette qui permettait de relever le store arrière de la Citroën. Les voitures prennent bientôt la route d'Is-sur-Tille. Quelques kilomètres passent avant que le lieutenant commandant la sinistre expédition n'ordonne de s'arrêter en bordure du bois de Norges. Les assassins poussent

 

alors leurs prisonniers devant eux. On s'enfonce dans les taillis. Enfin, Pfeiffer montre l'exemple. Il empoigne Jean Rochet par la veste, le tire contre un arbre en disant « Par ici ! ». Le survivant se souvenait : « Brusquement, il s'est rejeté de côté et j'ai senti comme une explosion dans la tête. Je me suis senti sauter en l'air « raide ». J'ai perçu des coups de feu puis lorsque je suis revenu à moi, j'étais allongé à terre et je sentais Le Guyader qui, toujours attaché à moi, remuait. A cet instant, j'ai perçu comme un écran noir qui s'avançait vers moi. Il s'est arrêté et j'ai revu alors clair d'un oeil. J'ai vu des brindilles et de l'herbe par terre et ma conscience est revenue petit à petit. Je me disais : « Je ne suis pas mort, je vais peut-être m'en tirer ». J'ai perçu également la clé des menottes qui, introduite dans celles-ci, me libérait les poignets. Quelqu'un s'est penché sur moi et m'a retourné une deuxième fois, du moins j'en ai eu l'impression, puis, par la veste, on m'a traîné sur 5 ou 6 mètres. On m'a regardé encore une fois, on m'a retourné encore une fois et on m'a laissé le visage contre terre. » (Jean ROCHET, extrait de déposition devant Monsieur le Premier Procureur de Dortmund, Allemagne Fédérale, le neuf décembre 1981).
Environ une heure plus tard, des paysans découvraient le massacre et l'existence d'un survivant. Prenant un tombereau de paille, Messieurs Frochot, Brocard et Vaufrey partent le secourir et le ramènent dans la cuisine de la ferme Frochot. Là, on prévient le médecin du village qui donne les premiers soins.
On assure aussi la sécurité des lieux en évitant tout rassemblement suspect et en mettant les enfants à l'abri. Dans le même temps, des volontaires vont chercher les corps des suppliciés afin de leur offrir une sépulture décente. « Il fallait beaucoup de courage, à une femme surtout, pour affronter de tels dangers. Que tous ceux qui, à cet endroit, n'hésitèrent pas à courir le risque d'être abattu à leur tour, trouvent aujourd'hui leur récompense dans le fait de m'avoir sauvé la vie et d'avoir rendu à leur famille les dépouilles de mes camarades qui seraient demeurées inconnues » (Jean ROCHET, allocution lors de la première cérémonie du souvenir après la Libération).
jrsr1952

A voir : le très beau film réalisé par TVNET Bourgogne le 19 août 2007.

tvnetbourgogne.blog.mongenie.com/index/p/2007/08/435515

TVNET Bourgogne